[Lecture] L'étrange vie de Nobody Owens

Publié le par Dradradra

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Auteur : Neil Gaiman

Genre : Roman jeunesse

Date de parution : 2009

Prix Hugo du meilleur roman en 2009

 

 

Citations :

 

« - On dirait un peu mon proconsul, Marcus. Nous pourrions l'appeler Marcus.

- Il ressemble plus à mon jardinier en chef, Stebbins, renchérit Josiah Worthington. Non que je suggère Stebbins comme nom. Ce pauvre diable buvait comme un trou.

- Il a quelque chose de mon neveu Harry (...)

- Il ne ressemble à personne d'autre qu'à lui-même dit Mrs Owens d'un voix ferme. Il ne ressemble à personne.

- Alors va pour personne, dit Silas. Nobody. Nobody Owens. »

 

 

« Tu es en vie Bod. Cela veut dire que tu disposes d'un potentiel infini. Tu peux tout faire, tout fabriquer, tout rêver. Si tu changes le monde, le monde changera. Le potentiel. Une fois que tu es mort, c'est terminé. Fini. Tu as fait ce que tu as fait, rêvé ton rêve, écrit ton nom. Tu peux être enterré ici, tu peux même te déplacer. Mais ce potentiel n'existe plus. »

 

 

« Il y a toujours des gens pour trouver leur vie insupportable, au point de croire que le mieux qu'ils aient à faire est de hâter leur transition vers un autre plan de l'existence. 
- Ils se tuent, tu veux dire?
(...) 
- Absolument
- Et ça marche? Ils sont plus heureux une fois morts? 
- Parfois, la plupart du temps, non. C'est comme les gens qui s'imaginent qu'Ils seront plus heureux en allant vivre ailleurs, mais qui apprennent que ça ne marche pas comme ça. Où que l'on aille, on s'emmène avec soi. Si tu vois ce que je veux dire.»

 

 

L’auteur :

 

Neil Gaiman est né à Portchester en 1960. Scénariste de bande dessinée (The Sandman), il s'est rapidement imposé comme l'un des meilleurs écrivains de la nouvelle vague du fantastique anglo-saxon. 

Gaiman suit des études de journalisme après avoir été refusé par plusieurs éditeurs pour se créer des contacts pouvant l'aider, du moins l'espère-t-il, à être publié plus tard. C'est à cette époque qu'il écrit son premier livre, la désormais très recherchée biographie du groupe Duran Duran ainsi que de nombreux articles pour Knave magazine. Il collaborera avec Terry Pratchett sur De bons présages (Good Omens), à propos de l'imminence de l'apocalypse.

On lui doit les très remarqués Neverwhere (Prix Julia Verlanger 1999), Miroirs et fumées, American Gods (Prix Hugo, Bram Stoker et Locus fantasy 2002) et De bons présages, en collaboration avec Terry Pratchett.

 (Babelio)

 

Résumé :

 

Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brulée vive autrefois. 
Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. 
Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux...

(Babelio)

 

 

Mon avis :

 

L’édition que j’ai lue contient tout d’abord des illustrations superbes. On pourrait se sentir régresser et se dire qu’on lit un livre pour enfants… Or ces illustrations sont tellement belles qu’on se sort aussitôt cette idée de la tête. Juste ce qu’il faut de sombre et de noir pour plonger complètement dans l’histoire et se laisser envelopper par l’atmosphère créée par Neil Gaiman.

On y retrouve un petit quelque chose de Tim Burton, à mi-chemin entre Noces Funèbres et Edouard aux mains d’Argent.

Noces Funèbres de par ce côté macabre avec la vie dans un cimetière et ces morts « hauts en couleurs », et Edouard aux mains d’Argent lorsque l’on découvre avec une certaine tristesse l’impossibilité d’une amitié entre Bod et Scarlett adolescents du fait de leurs différences. Bod finit par lui faire peur,  on en vient à se demander s’il n’est pas trop vivant pour un  mort  et un peu trop mort pour un vivant. Malgré leurs efforts, il n’appartient définitivement pas à son monde, ni elle au sien. Heureusement, la fin s’ouvre sur une note positive que je préfère ne pas dévoiler !

Bref, un roman qui se laisse dévorer de 7 à 107 ans, dans lequel on retrouve de l’aventure, un peu d’angoisse et du sentiment justement dosé.

 

 

Publié dans Ma bibiothèque

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Commenter cet article

totorosreviews 25/08/2015 11:33

mon préféré de Gaiman pour l'instant :) j'ai beaucoup aimé l'atmosphère lugubre et légère à la fois :)

drussnaga 31/03/2014 00:54

coucou !

tu viens d'être taguer ! c'est par ici que ça se passe ==> http://latavernedemuradin.blogspot.fr/search/label/Divers

a bientôt
chris