[Lecture] Oh, hippie Days ! Carnets américains (1966-1969)

Publié le par Dradradra

 

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Auteur : Alain Dister

Genre : Récit

Date de parution : 2006

 

L'auteur :

Alain Dister est l'auteur de nombreux ouvrages concernant le rock. Il a travaillé pour le magazine spécialisé Rock & Folk. Son ouvrage, Oh hippie, days !, rend compte de l'Amérique de la fin des années 1960 (la libération sexuelle, les drogues, la musique psychédélique, etc), qu'il a lui-même vécue, avec une touche Beat Generation (sujet sur lequel il a d'ailleurs écrit un livre).

Photographe, notamment connu pour ses photographies du monde du rock'n'roll et des États-Unis des années 1960, il a exposé ses œuvres dans divers musées et galeries à travers le monde. Alain Dister était producteur pour France Culture et critique d'art pour la revue Connaissance des arts. Il vivait et travaillait à Paris et en Bourgogne. Son regard sur les attitudes, les esthétiques du rock, du punk et de divers courants non pris en compte à l'époque par la culture académique (notamment en France) fait de lui un témoin de la "contre-culture".

 

(Source : Babelio)


Le résumé :

 

«Je ne pars pas en vacances, moi. Je pars pour vivre une aventure, sur la route.» Juillet 1966, Alain Dister s'embarque sur un vol charter à destination de New York. C'est le début d'un été américain et d'une initiation à un nouveau monde. De 1966 à 1969, il sera l'un des rares Européens à vivre au cœur des provocations novatrices et des réalités de l'utopie hippie. Trois ans pendant lesquels il ressentira les vibrations hallucinées des concerts de Frank Zappa ou Janis Joplin, s'abandonnera aux fêtes psychédéliques, s'enivrera des vapeurs artificielles de veillées ésotériques, jouira de la révolution sexuelle et «fera» la route, d'Est en Ouest, de communauté en communauté. Loin de toute nostalgie «fumeuse» ou idéalisée, ce livre rappelle avec force les réalités du mouvement des sixties. Reflet d'une génération qui se cherche, ce témoignage ne cache rien des essais et des erreurs, des rêves et des désenchantements.

 

(Fnac.com)

 

Mon avis :

 

A travers ce récit, Alain Dister nous plonge au cœur de l’Amérique folle des années soixante, pour 3 années de road trip et de découvertes en tout genre… Les Etats-Unis comme si on y était, du rock plein les oreilles, de l’herbe plein les poches et du soleil plein les bottes.

Entre découvertes sous acide et désillusions, le lecteur est trimballé d’Est en Ouest, à travers San Francisco, Los Angeles, New York pour un voyage culturel sans pareil, au rythme des solos de guitare de Hendrix.

Au départ, pour moi, les « American sixties » étaient synonyme de grande fête hippie, où les gens écoutaient du bon rock en marchant sur des tapis de fleurs. Page après page, j’ai déchanté et suis redescendue de mon nuage. Au fil des rencontres (qu’elles soient bonnes ou mauvaises), on découvre avec l’auteur que la culture hippie n’est pas qu’un grand champ de fleurs. Si l’année 66 a été placée sous le signe de découvertes culturelles, humaines et sexuelles, les années qui ont suivi se sont révélées plus noires, plus difficiles et pleines de désillusions. Les amis d’Alain ont changé, la population américaine est en pleine mutation, les drogues se sont durcies, les armes sont apparues, les mouvements se sont radicalisés et politisés…

Cette lecture m’a enlevé un peu de naïveté et a nuancé mon avis sur cette période charnière de l’Amérique. Les quelques passages crus du récit ne m’ont pas traumatisée, les passer sous silence aurait été vraiment dommage.

 

Bref, un « roman d’éducation » sous forme de récit, dans lequel Alain Dister grandit au fur et à mesure qu’il traverse les Etats. Et le lecteur en fait de même à vrai dire.

 

 

"if you can't be free, at least you can be cheap"

 

Publié dans Ma bibiothèque

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